L’Sitar Mag

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Pratique artistique et régime de l’image dans l’Algérie post-coloniale (1962-1965)

Pratique artistique et régime de l’image dans l’Algérie post-coloniale (1962-1965)

La « génération des années trente », telle que nommée dans l’histoire de la peinture algérienne contemporaine, est intimement liée au régime socialiste révolutionnaire de l’époque postcoloniale. Au moment où le pays est en quête d’une identité, sans pour autant tourner le dos à la métropole, ce groupe d’artistes montent en force pour donner une réponse aux inquiétudes de l’époque. Connaisseurs des tendances occidentales et influencés par les avant-gardes européennes, ils aspirent, cependant, à créer un art propre qui puisera aux sources antéislamiques, islamiques et berbères. Cela dit, la ligne esthétique dictée par le régime socialiste révolutionnaire se fondant sur un réalisme destiné à rapprocher l’art du peuple, de nombreux artistes se sentiront déchirés entre les consignes marquées par le parti et leurs propres inquiétudes artistiques. Des heurts et des désaccords s’ensuivront, dans certains cas, à l’heure d’exposer ou de développer les œuvres en question. Il s’agira moins ici d’établir une analyse stylistique et iconographique des œuvres picturales algériennes – études déjà effectuées dans les différentes monographies et dont la synthèse reste encore à faire – que de tenter de soulever les problématiques liées à la production d’un système symbolique en contexte d’immédiat indépendance. La délimitation historique choisie peut être perçue comme une sorte de laboratoire d’étude pour une analyse globale de la production artistique et du régime de l’image dans l’Algérie du XXe siècle, car il est bien entendu que l’étude des modalités de production artistique dans l’Algérie post-coloniale renvoie à une séquence historique plus large. Afin de définir les origines, les composantes ou bien encore les manipulations liées à ce mode circulatoire, nous avons malheureusement disposé du peu de sources contemporaines de l’époque en matière artistique : la presse, essentiellement francophone, et les chroniques sociales et culturelles publiées dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord. Les études postérieures de Chaïb Hammouda et François Pouillon, dont le recul historique présente un bénéfice évident, viennent compléter cette enquête1. C’est donc dans une perspective à la fois historique, anthropologique et esthétique, que nous tenterons de montrer les mécanismes d’appropriation et d’invention des artistes algériens au regard de la conception culturelle d’un régime socialiste révolutionnaire, ceci en nous appuyant sur les quelques exemples visuels que nous avons pu trouver. Cette étude se fondera sur l’expérience d’un groupe d’artistes qui constitue ce que les auteurs désigneront plus tard comme la « génération des années trente » et dont les noms sont désormais entrés dans l’histoire de l’art algérien : M’hamed Issiakhem (1928-1985), Mohammed Khadda (1930-1991), Abdallah Benanteur (né en 1931) et Choukri Mesli (né en 1931).

22/09/2025LotfiBendiaf
L’Amérique fait-elle toujours rêver le monde de l’art ?

L’Amérique fait-elle toujours rêver le monde de l’art ?

Si des artistes étrangers ont décidé de délaisser les Etats-Unis, côté français, les institutions culturelles sont discrètement priées de ne pas se mêler au combat idéologique. Ni de couper les ponts dans un mélange de solidarité et de pragmatisme face à un marché toujours omnipotent. Longtemps, exposer aux Etats-Unis a été le Graal des artistes, à la fois un passage obligé et un tremplin vers une reconnaissance internationale. Mais depuis l’élection de Donald Trump, déterminé à faire taire tout ce que l’Amérique compte de figures progressistes dans les musées, les universités et les médias, ce rêve américain a pris l’eau. Le pays fascine moins, inquiète plus. A tel point qu’en avril, le magazine Rolling Stone posait crûment la question : « Existe-t-il un point de bascule où les Etats-Unis cessent de valoir la peine pour les artistes internationaux ? » Difficile d’en douter face à la cascade d’annulations qui secouent le monde de la musique. Ulcéré à la fois par un climat politique irrespirable ainsi que par la gestion hasardeuse de M. Trump sur le dossier ukrainien, le violoniste allemand Christian Tetzlaff a mis fin en février à une tournée prévue dans huit villes américaines. Le mois suivant, c’est le pianiste hongrois Sir Andras Schiff qui mettait un coup d’arrêt à ses engagements américains pour 2025 et 2026. « Oui, en effet, il y a un “nouveau shérif en ville”, écrit-il dans une déclaration rendue publique. Ce qui en fait “une ville” bien différente

22/09/2025LotfiBendiaf
Symbiosis di pentura

Symbiosis di pentura

Non sed explicabo E

22/09/2025LotfiBendiaf
Harmonie jardins

Harmonie jardins

Maiores ipsa veniam

22/09/2025LotfiBendiaf